Chronique #200 : La deuxième femme, Louise Mey

Titre : La deuxième femme

Auteur : Louise Mey

Pages : 332

Édition : Édition du Masque

Genre : Thriller

Résumé

Sandrine ne s’aime pas. Elle trouve son corps trop gros, son visage trop fade. Timide, mal à l’aise, elle bafouille quand on hausse la voix, reste muette durant les déjeuners entre collègues.
Mais plus rien de cela ne compte le jour où elle rencontre son homme, et qu’il lui fait une place. Une place dans sa maison, auprès de son fils, sa maison où il manque une femme. La première. Elle a disparu, elle est présumée morte, et Sandrine, discrète, aimante, reconnaissante, se glisse dans cette absence, fait de son mieux pour redonner le sourire au mari endeuillé et au petit Mathias.
Mais ce n’est pas son fils, ce n’est pas son homme, la première femme était là avant, la première femme était là d’abord. Et le jour où elle réapparaît, vivante, le monde de Sandrine s’écroule.

Mon avis

C’est considéré comme un thriller, pour ma part je ne l’aurais pas mis dedans car ce n’est pas assez sombre je trouve. Il n’a, à mes yeux, pas les codes du thriller.

Sandrine est une femme ronde, elle vit dans un petit appartement et travaille dans une entreprise où elle a tendance à se mettre en retrait. Elle se trouve trop moche, trop grosse, trop tout. Son enfance n’aide pas, entre une mère qui s’en fichait et un père qui passait son temps à la rabaisser. Un jour, à la télévision, elle voit un homme pleurer la disparition de sa femme. Elle va partir à sa rencontre lors d’une battue pour tenter de la retrouver et cela va être une sorte de « coup de foudre ». Très vite ils vont s’installer ensemble, Mathias, l’apprécie mais reste un enfant très sur la réserve, très introverti. Quelques temps après s’être mis ensemble, la première femme, Caroline, refait surface après avoir été trouvé en Italie, complètement amnésique. De là, la personnalité du personnage masculin (je n’ai aucun souvenir du prénom mais c’est parce que je crois qu’on ne nous le dit pas). Le schéma des violences conjugales et du pervers narcissique va se mettre en place. On se doute de la nature de cet homme au fil des pages, par des petits gestes ou réflexions par ci par là.

Le thème des violences conjugales est abordé. J’avoue que quand j’ai lu les avis, je pensais que cela allait être plus sombre, plus dur à lire (et c’est ce qui tique sur le thème « thriller »). La plume est très particulière. Les dialogues sont en plein milieu d’une phrase avec pour seul indice une majuscule. Au début, c’était vraiment déconcertant et au final on fini par s’y habituer. Malgré le fait que ce soit particulier à lire, les pages se lisent plutôt rapidement, on souhaite en fait avoir le fin mot de l’histoire. C’est un livre écrit à la troisième personne mais je n’en ai pas eu l’impression car c’était écrit de façon à ce que l’on a l’impression que c’est à la première personne. (Je ne sais pas si c’est clair ou pas !!). Petit bémol sur le fait que ce ne soit pas aéré. L’intégration des dialogues dans la narration surcharge les pages.

La fin pour moi est trop rapide, j’ai eu un sentiment d’inachevé. Ma mère l’a lu avant moi, elle ne m’a rien dit du tout pour éviter de m’influencer mais au final, on a les mêmes ressentis.

Je vais être un peu dur et je m’excuse d’avance mais j’ai eu l’impression, après le point final, que ce livre a été écrit juste pour écrire sur un sujet qui allait faire parler sans le but de dénoncer un sujet très important et malheureusement trop d’actualités.

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